samedi 18 octobre 2014

ACTUALITE ROLAND SABATIER : EXPOSTION, PROJECTIONS ET CONFERENCE (BRUXELLES)





Anti-cinéma (lettriste) et cinémas lointains (1964-1985)/ Deuxième séance

Roland Sabatier

24 octobre – 20 décembre 2014

Deuxième Séance au Garage Cosmos

Seconde partie de l’exposition de Roland Sabatier Anti-cinéma lettriste & cinémas lointains ; cinémas lointains (1964-1985) avec la présentation de De la loi de la jungle à la loi des créateurs  (1975), Film mono-esthapeïriste réalisé avec la participation du public,  durée indéterminée, pellicules aux formats divers, son réalisé dans la  salle.

 http://www.garagecosmos.be/?lang=fr

Projections et conférence (le 22 octobre) au Palais des Beaux-arts de Bruxelles
Pour en savoir plus : 
http://www.bozar.be/activity.php?id=15342&lng=fr

jeudi 2 octobre 2014

Le parti socialiste et la jeunesse : de l'instrumentalisation à la trahison ?


«Nous avons fait de la jeunesse la priorité de ce quinquennat. Je ne voudrais pas qu’en 2017, elle vote en majorité pour le FN.» BENOIT HAMON
(http://www.liberation.fr/politiques/2014/10/02/hamon-je-ne-voudrais-pas-qu-en-2017-la-jeunesse-vote-en-majorite-pour-le-fn_1113395)

 Affiche du Front de libération des jeunes (Beaux-Arts, Paris, mai 68)

samedi 13 septembre 2014

DEUX CONTRIBUTIONS A PRIORI TRES ELOIGNEES ET POURTANT...(fRANCE CULTURE LES MATINS DU 11/09/2014)



                                       (lien video dailymotion)

VIENT DE PARAITRE :



LE PRÉCÉDENT OUVRAGE DE JEAN-MARC DANIEL


dimanche 31 août 2014

FRIME ET CHATIMENT : the french touch !





le nouveau logo du parti socialiste ?


UNIVERSITE D'ETE SOCIALISTE : REVEILLEZ LES MORTS !




L'actuel premier ministre, est bien un ambitieux qui sans nuance a décidé de transformer un parti socialiste moribond, désormais sans doctrine, paralysé par des contractions non résolues depuis des années, en une force de frappe électorale avec pour horizon, les élections présidentielles de 2017. A l'instar d'un sarkozy minoritaire lancé autrefois à la conquête de l'UMP, notre ministre prend à rebours toute la doxa socialiste, et dans un contexte de crise où les notables de gauche s'inquiètent pour l'avenir de leur place, parvient à obtenir leur consentement et leur allégeance, alors qu'aux dernières primaires il réalisait un score peu glorieux de 5% des suffrages. Bravo... la presse s'interroge, s'inquiète ou s'impatiente (selon les officines...) : dérive libérale, réformisme enfin assumé, ou effets de manche et d'annonce qui masquent à peine l'absence de doctrine et la panique d'une majorité sans idée et sans troupe ? On évoque à propos de Valls les exemples de Blair, de Schroder, de Zapaterro, on suggère la nécessité de sortir des clivages et postures au nom d'une efficacité désirée par un peuple rongé par les démons d'une inquiétude bien légitime (chômage toujours à la hausse, succès grandissant du front national nouvelle mouture ), on s'en remet à l'homme providentiel qui dans le désert politique français peut ainsi apparaître comme un esprit visionnaire, d'une envergure "historique", amené par les circonstances à être le grand "homme" dont les manuels d'histoire et les journalistes raffolent ... l'ambitieux valls n'est pourtant ni social démocrate, ni social libéral, moins encore incarne-t-il une quelconque troisième voi(e)x ou troisième gauche... il s'inscrit davantage dans une démarche libérale/conservatrice, autant que celle-ci peut lui permettre d'espérer dans une france plus droitière que jamais ramasser les suffrages des électeurs UMP, centristes, voire frontistes, sans égard pour une gauche amenée à disparaître comme centre de gravité du paysage politique (elle le fut autrefois...). Ne cherchez pas des idées chez Valls, des convictions, un diagnostic éclairé sur l'état du pays, son arrivisme lui impose d'user de la transgression pour surprendre, déstabiliser, séduire par un volontarisme insolent et décomplexé, par sa parole débarrassée de la vieille rhétorique étatiste ; il reprend la faconde et l'argumentaire sarkozyste, en appelle à la rupture, au mouvement contre l'immobilisme de son parti et des camarades, et tout cela au nom d'une "gauche responsable" qui n'est qu'un signifiant vide agité pour rassurer les plus sceptiques... La visite de Monsieur Valls aux Universités d'Eté du Médef donne pourtant la mesure de son talent et de ses ambitions : si Monsieur Valls ne supporte pas le conservatisme de ses amis socialistes, il s'accommode pleinement des rigidités d'un patronat français particulièrement frileux en matière d'innovation ; ce dernier à travers la voix très officielle du Medef représente moins les forces vives de l'économie française, leur avenir, à savoir une puissance d'invention, de découverte et de conquête(s), qu'une officine plaidant ad vitam aeternam pour les mêmes secteurs catégoriels et leur propriétaires inquiets (les industries culturelles en sont un bon exemple, sans parler de l'automobile) . Cette séquence est particulièrement représentative de ce qu'est désormais devenue la vie politique française : une joute surréaliste entre néos, rétros et archéos, où la nouveauté de l'époque est regardée avec les lunettes des années 60 (Valls ne reprend-il pas en partie les conclusions du rapport Rueff, 1960 !?) ou 70 (le côté "lutte des classes", l'étatisme maladif, l'inintelligence économique chez les "frondeurs"). Le succès de la ligne libérale/conservatrice du premier ministre est à chercher dans l'épuisement d'une doctrine socialiste rendue obsolète, dépassée par des problèmes auxquels elle peine à donner une réponse crédible, mais aussi dans un dogmatisme réitéré de ses cadres qui finit par rendre la transgression nécessaire, indispensable voire séduisante pour un électorat qui reconnait en son for intérieur l'inadéquation du socialisme français à des mutations historiques majeures (mondialisation des échanges, succès de nouveaux acteurs économiques comme les "Brics", généralisation du numérique). Libération tente de limiter la casse symbolique en titrant sur le tournant "social démocrate" du nouveau gouvernement Valls comme si les socialistes avaient enfin gagné en maturité, renoncé à leur gauchisme infantile, protestataire... il n'en est rien, le virage économique libéral des socialistes (prêts à défendre aujourd'hui ce qu'ils dénonçaient hier comme ces 200 députés solidaires du gvt qui craignent vraiment pour leur poste) repose sur des prémisses erronées : à écouter le premier ministre, il y aurait d'un côté un patronat vertueux qui ne demande qu'à créer massivement des emplois, de l'autre des rigidités, des blocages, des conformismes... Et d'ignorer de fait les blocages, les conformismes qui font du Medef une organisation soucieuse surtout de prolonger le statu quo à son avantage (peu différente en cela de la CGT) et certainement pas ce laboratoire schumpeterien dont la France a en effet grand besoin. Les entrepreneurs qui compteront demain, qui dans l’anonymat et l'indifférence des politiques, travaillent à l'économie future, qui cherchent à entrer sur un marché déjà occupé par des vieillards satisfaits, avec des idées neuves, peuvent difficilement se reconnaître dans une organisation syndicale qui gèrent des situations acquises et des rentes ; à l'intérieur même du monde de l'entreprise, les intérêts entre ceux qui arrivent et ceux déjà là sont contradictoires voire divergents, le premier ministre choisit les seconds et ne soupçonnent même pas l'existence et surtout l'importance des premiers. Ce sont pourtant ces acteurs de l'ombre (souvenons-nous d'un Steve Jobs à ses débuts) qui ont surtout besoin d'un "choc de simplification", d'un assouplissement du cadre et des règles, bien plus que ces groupes ayant pignon sur rue qui visiblement attendent du plan compétitivité/emploi des opportunités de gain et non l'occasion de relancer l'investissement et la recherche. Mensonge du terme "social-démocrate" quand on comprend le deal passé entre le gouvernement et le Medef (j'assouplis les règles et vous me créez des emplois) dans la plus grande tradition du dirigisme étatiste, véritable ADn de la France, avec le souci exclusif de présenter aux français des résultats fussent-ils fondés sur un néant économique validé par le patronat. Mensonge du terme "social-démocrate" encore quand on note l'absence totale de toute politique sociale du gouvernement sommé de réformer, de réduire une dépense publique abyssale et sans doute notoirement inefficace dans ses affectations. Le premier ministre se fait fort de n'offrir à la jeunesse (le thème de campagne du candidat hollande !) qu'un programme d'austérité janséniste, le plaisir masochiste de suivre dans la douleur la réduction infinitésimale de la dette avec comme message subliminal une morale douteuse (nous avons dépensé, vous devez payer !) et la tentation grandissante de l'exil pour les mieux formés, sans doute effrayés par le no future français (la "french touch" comme ils disent). Réduire le volume de la dépense publique qui écrase les français sans apporter les soulagements sociaux espérés, rendre autonomie, initiative et pouvoir(s) aux citoyens plutôt que de déléguer à l'état puissance et monopole d'action, bien sûr d'autant que ce même état peut se muer en puissance d'oppression de la société (c'est le volet "neo-conservateur" de l'actuelle majorité). Tout se  passe pourtant comme si les "réformes nécessaires" (principe de réalité) exigeaient l'abolition de toute dimension sociale alors qu'au contraire c'est aussi en matière de protection et d'accompagnement qu'il faudrait faire preuve d'inventivité. Quid d'un revenu universel qui garantirait aux jeunes une autonomie réelle ? Et d'un Crédit de lancement à destination de ceux et celles qui portent des projets, veulent prendre le risque de la création d'entreprise, sans pouvoir compter sur l'aide des banques, toujours aussi dubitatives face au risque entrepreneurial, ou d'un patrimoine familial ? Enfin imposture du terme "social-démocrate" sur des sujets aussi régaliens que la formation ou l'éducation ; le dirigisme d'état ne parvient plus à masquer la médiocrité des résultats, obtenus dans le broyage des enthousiasmes, d'un ministère de l’éducation nationale qui représente le premier budget de la Nation, un mythe voire une mystification qui sous couvert de "méritocratie" organise la confiscation des places stratégiques au profit d'élites endogamiques : beaucoup de peines pour si peu de joies.... De quoi faire sourire nos amis scandinaves.
Bref, vivants si vous passez par La Rochelle, passez votre chemin, vous n'y verrez que des spectres agitant des slogans du programme commun contre un gouvernement qui découvre tatcher et reagan avec 40 ans de retard... les morts parlent aux morts....

jeudi 21 août 2014

DE QUOI LEUR DENONCIATION DE L'ANTISEMITISME EST-ELLE LE NOM ? (2)

"Les Français de souche sont peu à peu remplacés et comme l’assimilation ne fonctionne que pour une partie seulement de cette nouvelle population extra-européenne (celle qui a eu la volonté de s’assimiler), la France s’expose mécaniquement à la perspective de ne plus être, d’ici une ou deux décennies, ce qu’elle a été depuis son origine c’est-à-dire une nation de souche européenne et de culture chrétienne. Ce phénomène n’est pas propre à la France. D’autres pays d’Europe occidentale le connaissent et les États-Unis aussi qui voient leur population WASP (White Anglo-Saxon Protestants) en voie de minorisation.
Or je suis certain qu’il existe une majorité des Français qui ne veulent pas voir la France perdre sa civilisation et je suis certain aussi qu’une majorité politique peut se construire avant 2017 autour de cette idée que Marine Le Pen incarne mieux que quiconque. Il n’y aucune autre solution crédible que de construire cette majorité avec ceux qui ont déjà compris le lien entre le défi islamique intérieur et le défi islamique extérieur.
De ce point de vue, le sort des minorités chrétiennes d’Orient, projection dans l’avenir de ce que pourraient vivre les Français dans une France majoritairement islamisée, comme le sort des Juifs de France de plus en plus victimes de brimades quand il ne s’agit pas de violence, devraient aider les Français à comprendre que l’unité de la France ne va plus de soi et que de grands périls pèsent sur elle.
Le nouvel antisémitisme vient d’une partie de la communauté musulmane qui associe les Juifs à la politique d’Israël. Les manifestations pro-palestiniennes récentes ont apporté la preuve évidente, d’une part que la cause palestinienne est devenue une cause islamiste, d’autre part que l’antisionisme ne cherche même plus à s’y distinguer de l’antisémitisme (on a même vu dans ces manifestations des pancartes se référant à Mohammed Merah, tueur d’enfants juifs). Bien évidemment, tout Français lucide n’est pas dupe quant au jeu symétrique du communautarisme juif, lequel a ses propres raisons de se victimiser pour soutenir la logique d’émigration vers Israël. Mais l’exagération ou l’instrumentalisation n’enlèvent rien à cette réalité implacable que les enseignants de l’Education nationale relèvent depuis des années maintenant dans les copies de beaucoup d’élèves issus de l’immigration. Un pan entier et important de la population de nationalité française d’origine arabo-maghrébine et musulmane n’est plus seulement antisioniste, il est antisémite."
Aymerci Chauprade
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